Notre belle région a déjà un nom — les Hauts de France — mais il lui manque encore un emblème — un beffroi, un lion… — ou une mascotte. Je vous présente Léo de France. Notre héros. Avec son escabeau, pour prendre de la hauteur, son drapeau, de France, et sa casquette, pour se protéger du soleil (et parfois de la pluie). Je le dédie à la nouvelle région, et à ses habitants.
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La lecture du Piketty — le gros — “Le capital au 21ème siècle”, et celle d’un Askenazy “Tous rentiers! Pour une autre répartition des richesses”, plus un coup de foudre pour Google (!), et quelques autres broutilles, m’ont conduit à cette réflexion sur le travail et le capital, les rentes et les revenus.
Le nouveau nom de notre nouvelle région bouleverse quelque peu la géographie, et le cours des rivières.
Ici la Deûle, venant de Lille, lors de son entrée en territoire belge.
photo d’après: U.S. Air Force photo/ Staff Sgt. Joseph McKee
[En réponse à l’éternel débat au sujet des régions françaises — comparées aux puissants Länder allemands — le gouvernement a voulu renforcer les régions. Il les a fusionnées. Pas sûr qu’il sache distinguer force et corpulence.
Le nouveau conseil régional a dû chercher un nom pour sa nouvelle région. Il a choisi les Hauts-de-France, une étonnante aberration géographique. Le nom était pourtant simple à trouver: la Picardie, d’après le parler de l’immense majorité de ses habitants.]
Pouvons-nous encore tomber plus bas?
Le Monde du 13 février rend compte des déclarations du Premier ministre à Munich: > “Crise des réfugiés: Manuel Valls joue la fermeté face à Angela Merkel”.
Ils sont des millions, à être frappés par la guerre, en Syrie, Irak et Afghanistan.
Et que disent les responsables politiques d’un pays riche, puissant et bien organisé, patrie des Droits de l’Homme, qui par ailleurs prétend être >en guerre — c’est-à-dire capable de se dépasser —, et qui a le souvenir de la guerre et de l’exode en sa chair?
“30.000, pas un de plus.”
Qui est le politique qui dira que le pays est construit sur des valeurs partagés, et qu’il s’agit de les défendre, ici et ailleurs? Que ces valeurs impliquent de se préoccuper des réfugiés, dans une dynamique non pas négative (“pas un de plus”), mais positive, qui donne l’exemple, et entraîne d’autres pays. Même si ça nous coûte.




