Jef Van Staeyen

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les Pays-Bas français n’existent plus ❧

(version actualisée d’un message du 18 février 2019)

Les Annales des Pays-Bas Français, créées en 1976 par Jozef Deleu, ont cessé d’exister. À partir du mois d’avril 2019, l’association Ons Erfdeel, éditeur de la revue, publiera les articles au sujet du Nord de la France (les Pays-Bas français) et de ses relations avec la Flandre et, plus largement, la néerlandophonie, sur ses sites web www.les-plats-pays.com et www.de-lage-landen.com.

À cette occasion, Ons Erfdeel m’a demandé de décrire l’évolution que cette région, où je vis et travaille depuis maintenant 30 ans, a connue ces 40 dernières années…

L’article a initialement été publié en néerlandais dans la revue Ons Erfdeel (2019-1 — février), et se trouve également, avec l’accord de l’éditeur, sur le versant néerlandais de mon site web: de Franse Nederlanden bestaan niet meer.

(complément d’information)

Et voici une photo de la Grand’place de Lille en 1973, prise par mon père lors de notre visite de Lille et Cassel.

giratoires

(Niort, janvier 1985)

Le Giratorum Magnum envahit les Deux-Sèvres. Il s’agit d’un stradivore qui, en état larvaire, lorsqu’il saisit les administrations et se propage dans les dossiers, a un aspect assez bénin. Mais une fois développé (on dit “réalisé”), quand il attaque les villes et les villages, il devient un danger public. Il change les rues en carrefours et les carrefours en ronds-ponts. Il fractionne les trottoirs et multiplie les chaussées, laissant ses traces sous forme de flèches et de panneaux.  Le quartier attaqué est perdu. Car le Giratorum Magnum n’a qu’un seul ennemi, plus fort que lui, l’Échangeorum Dénivellatum.
Allez, circulez, il n’y a rien à vivre!


Un exemple frappant de l’attaque du Giratorum Magnum: l’église de Saint-Liguaire (Niort) enveloppée dans un rond-point.
Le Giratorum Magnum a aussi frappé sur le carrefour de l’avenue de Nantes et de la rue de Coulonges. Il prépare un coup sur l’avenue de Paris. Tout ça ne l’empêche pas d’être présent sur tout le département des Deux-Sèvres.

Article publié en janvier 1985 dans la revue La Galipote (sous pseudonyme mal choisi), au sujet d’un phénomène qui n’a cessé de s’aggraver sur tout le territoire national.
La situation montrée sur la photo (Niort, rue du 8 mai 1945) s’est quelque-peu améliorée depuis. La circulation passe toujours de part et d’autre de l’église du 14ème siècle, mais l’aspect “rond-point” de l’aménagement a été atténué par la création d’un jardin lui attenant.

 

analyse architecturale d’un abri pour voyageurs de bus

Voilà un objet quotidien dont nous ignorons les immenses qualités: l’abri pour voyageurs de bus.

L’abri pour voyageurs de bus appartient à une catégorie supérieure d’architecture.
Sa fonction est contradictoire: il doit abriter, mais pas trop, il doit permettre de s’asseoir, mais pas trop confortablement, et il doit informer, mais pas trop bien. Sa forme exprime parfaitement toutes ces contradictions, ainsi que les principes constructifs qui le portent et les conditions de son financement.
Cette forme, enfin, devient signification, car tout un chacun sait que c’est près de l’abri que s’arrête le bus.
Peu de constructions actuelles atteignent ce niveau de plénitude et de perfection architecturales:
forme = fonction = construction = signification.

Lisez ici une analyse architecturale plus complète, une nouvellle contribution dans la série AAA.

visages du Rouergue — Gérard Vabre photographe

visages_du_rouergue_affiche

Le Moulin de Roupeyrac, à Durenque, en Aveyron (ou Rouergue), est la maison natale de François Fabié, écrivain et poète rouergat, qui vécut de 1846 à 1928. C’est également un musée, lieu d’expositions, d’activités culturelles et de loisirs.
Du 25 juin au 3 septembre 2011, à l’initiative de l’association l’Amitié François Fabié et de son président Jean-François Costes, cette maison a accueilli une petite sélection de photos de Gérard Vabre. Il y raconte son village — Sever — et surtout ses habitants: visages du Rouergue.

De 1977 (il avait alors 23 ans, et étudiait la sociologie à Toulouse) à 2010 (il est urbaniste à Cherbourg), ce sont 39 photos ou groupes de photos que Gérard Vabre présentait dans cette exposition. Prises lors de ses nombreux retours dans son pays, elles montrent son amour des gens, et son émerveillement, qu’il partage avec nous.

Gérard Vabre m’avait demandé de réaliser ensemble le catalogue de l’exposition. Ce me fut un plaisir. Voici son contenu:

Sous les photos d’hier se cachent les images de demain. Les images d’une réconciliation attendue : réconciliation avec la nature, réconciliation avec le travail, réconciliation avec nous-mêmes. L’œil du photographe nous montre l’essentiel. Il voit encore — non : il voit déjà — ce que nous autres, nous n’avons pas perçu. Là est tout l’intérêt de cette exposition. Photographier, c’est voir, et c’est choisir. Parfois, comme ici, c’est l’art de pré-voir l’avenir.

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