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Jef Van Staeyen

Catégorie : Essais (page 1 sur 5)

mécrochages aux Beaux-Arts à Lille


réflexions sur Marie-Madeleine

Un Rubens qu’on ne voit pas bien, une statue en bronze qui s’envole, alors que son sujet et sa forme expriment la force de la gravité, et des abus de symétrie dans les intérieurs hollandais, le beau Palais des Beaux-Arts de Lille a quelques faiblesses dans la qualité des accrochages:  mécrochages aux Beaux-Arts à Lille.

* * *

En 2014, quand j’interrogeai la conservatrice en chef au sujet du Rubens — la Descente de Croix — elle prit le temps de me répondre:  “De fait, nous savons que le tableau de Rubens “La descente de croix” n’est pas bien positionné et nous envisageons de lui procurer une nouvelle place afin de permettre une meilleure appréciation de l’œuvre. Cela signifie cependant remanier l’accrochage de cette salle 2 et peut être même de la salle 1, c’est à dire un travail de réflexion complexe. Le projet est donc à l’étude mais en raison du calendrier de nos évènements, dont vous devez avoir connaissance, la mise en oeuvre ne sera pas possible avant plusieurs mois.”  Il est regrettable que les (nombreux) événements n’ont pas permis de repenser et de modifier l’aménagement de ces salles et/ou leur éclairage.

les Pays-Bas français n’existent plus ❧

Les annales des Pays-Bas Français, créées en 1976 par Jozef Deleu, ont cessé d’exister. À partir du mois d’avril 2019, l’association Ons Erfdeel, éditeur de la revue, publiera les articles au sujet du Nord de la France (les Pays-Bas français) et de ses relations avec la Flandre et, plus largement, la néerlandophonie, sur ses sites web >www.les-plats-pays.com et >www.de-lage-landen.com.
À cette occasion, Ons Erfdeel m’a demandé de décrire l’évolution que cette région, où je vis et travaille depuis maintenant 30 ans, a connue ces dernières 40 années.  Cet article, en néerlandais, a été publié dans la revue Ons Erfdeel (2019-1 — février), et se trouve également, toujours en néerlandais, sur ce site web: de Franse Nederlanden bestaan niet meer.

Le blog De Franse-Nederlanden – Les Pays-Bas Français de l’association Ons erfdeel comprend >une brève présentation et synthèse de mon texte.

visages du Rouergue — Gérard Vabre photographe

visages_du_rouergue_affiche

Le Moulin de Roupeyrac, à Durenque, en Aveyron (ou Rouergue), est la maison natale de François Fabié, écrivain et poète rouergat, qui vécut de 1846 à 1928. C’est également un musée, lieu d’expositions, d’activités culturelles et de loisirs.
Du 25 juin au 3 septembre 2011, à l’initiative de l’association l’Amitié François Fabié et de son président Jean-François Costes, cette maison a accueilli une petite sélection de photos de Gérard Vabre. Il y raconte son village — Sever — et surtout ses habitants: visages du Rouergue.

De 1977 (il avait alors 23 ans, et étudiait la sociologie à Toulouse) à 2010 (il est urbaniste à Cherbourg), ce sont 39 photos ou groupes de photos que Gérard Vabre présentait dans cette exposition. Prises lors de ses nombreux retours dans son pays, elles montrent son amour des gens, et son émerveillement, qu’il partage avec nous.

Gérard Vabre m’avait demandé de réaliser ensemble le catalogue de l’exposition. Ce me fut un plaisir. Voici son contenu:

Sous les photos d’hier se cachent les images de demain. Les images d’une réconciliation attendue : réconciliation avec la nature, réconciliation avec le travail, réconciliation avec nous-mêmes. L’œil du photographe nous montre l’essentiel. Il voit encore — non : il voit déjà — ce que nous autres, nous n’avons pas perçu. Là est tout l’intérêt de cette exposition. Photographier, c’est voir, et c’est choisir. Parfois, comme ici, c’est l’art de pré-voir l’avenir.

plaisirs de la langue — Tortilla Flat ❧

The feeling in the house was the feeling of a rock when the fuse is burning in toward the dynamite.

“We have been his friends for years. When he was in need, we fed him. When he was cold, we clothed him.”
“When was that?” Pablo asked.
“Well, we would have, if he needed anything and we had it. That is the kind of friends we were to him. And now he crushes our friendship into the ground for a box of big candy to give to an old fat woman.”
“Candy is not good for people,” said Pablo.

“If thou wert a little more charitable with thy wine, these things would not happen.”

J’ai eu grand plaisir à lire Tortilla Flat de John Steinbeck: le plaisir de la langue, des sons, des mots et des phrases.

J’ai lu le livre trois fois. Une première pour le plaisir pur. La seconde un crayon à la main, en quête de citations et d’extraits, et avec un dictionnaire pour les mots que lors de ma première lecture j’avais préféré ignorer (cutting squid, quixotic, aeredales, drawn lashes, he broke mules…). Et une troisième pour vérifier. Avec autant de plaisir.

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