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Jef Van Staeyen

Catégorie : Photographie (page 1 sur 8)

Vienne (avec les urbanistes de la VRP)

Je reviens de Vienne, que j’ai visitée avec une trentaine d’amis et collègues urbanistes de la VRP (Vlaamse Vereniging voor Ruimte en Planning). Organisation parfaite (la VRP et ses contacts locaux), compagnie agréable.

Voici quelques photos, d’abord de mon voyage en train d’Anvers à Vienne, où le lendemain j’ai rejoint le groupe. J’ai utilisé ma demi-journée supplémentaire pour une brève mais intense visite de quelques salles du Kunsthistorisches Museum, qui héberge entre autres une douzaine de Brueghel (objets de ma visite), mais aussi de nombreuses œuvres de Rubens (parmi lesquelles het Pelsken, avec sa seconde épouse Hélène Fourment), Van Dijck, Teniers, Francken, Cranach, Vermeer, Rembrandt, etc. Le musée tenait également une petite exposition temporaire autour d’un tout petit tableau de Van Eyck (la taille d’un A5), prêté par le Musée d’Anvers (KMSKA), actuellement fermé pour travaux.

Le choix de mes photos d’architecture- et d’urbanisme n’est pas représentatif des visites. J’ai privilégié les qualités (à mon avis) esthétiques, plutôt que les valeurs documentaires. La photo avec la Haus am Michaelerplatz d’Adolf Loos fut un coup de chance, car c’est à toute vitesse que la calèche Belle Epoche est passée.
Le panneau de signalisation ‘ausgenommen’ peut surprendre, mais il s’explique: il nécessite toutefois un temps de réflexion et quelques connaissances de panneaux similaires à Vienne. Comme on peut le voir sur la photo du feu bi-colore pour piétons (‘Einbahnstraβe’), les autorités viennoises prennent quelques libertés à l’égard des images standardisées, utilisées ailleurs. [On peut voir également des panneaux de signalisation sur lesquels les hommes portent un chapeau, ce qui n’implique pas du tout qu’on doive en mettre un pour sortir dans la rue.]
La ville de Vienne a de longue date un rapport difficile et conflictuel avec le Danube. Le nouveau quartier Donau City, qui lui doit son nom, et qui est installé sur une île articielle, n’a pas réussi à l’améliorer. Il m’étonne d’ailleurs que ce projet, qui date des années 90, s’appuie sur des principes de conception urbaine qui en France ont montré leurs graves défauts dès les années 70.

(Wien, Vienna)

Lille en photos ❧

 

J’ai regroupé ici (et parfois complété) quelques séries de photos au sujet de Lille, qui jusque-là se trouvaient à différents endroits de ce site web.

   Une quarantaine de photos de Lille, très diverses.

   Une trentaine de photos de la vieille ville.

   Pour les jours de forte chaleur, un peu de fraîcheur hivernale dans la citadelle de Lille.  J’ai choisi de laisser la légère grisaille sur les photos, plutôt que d’augmenter les contrastes et de rendre la neige lumineuse, afin de mieux représenter la faible luminosité de cette période de l’année quand les ciels sont chargés.

   La Plaine Churchill (ma promenade quotidienne au travail).

 

Deux petites séries: un ballet de machines pour la réfection de la rue du Magasin dans le Vieux-Lille, et le déguisement du clocher de l’église Saint-André.

* * *

quelques séries plus anciennes

EURALILLE-novembre_1994   Euralille, novembre 1994 (9 photos)

Euralille-1993.001   les origines insoupçonnées d’Euralille: delirious Montana !

141231-Jardin_des_Geants.001   Le Jardin des Géants. Ce jardin voisine les bureaux de la Métropole Européenne de Lille:  un jardin de surprises. (14 photos)

121128-ebeniste   un ébeniste à Lille (3 photos, novembre 2012)

Le_Fresnoy.001   Le Fresnoy (Tourcoing),  Pictures of some exhibitions  (8 photos)

  La villa Cavrois, à Croix, (14 photos). Lisez aussi ce commentaire.

   Le village de Bouvines, près de Lille, également connu pour la bataille éponyme de 1214, et pour son église monumentale avec ses vitraux-en-bande-dessinée.

  Plus discutable, découvrez comment Lille organisait ses “parking days” à la citadelle (photos: septembre 2014).
Fort heureusement, cette solide tradition locale (“on aime tellement la nature qu’on y gare nos voitures”) a pris fin il y a quelques années.
La première page, avec le commentaire, est en néerlandais, mais vous comprendrez de quoi il s’agissait.

Compiègne, le camp de Royallieu ❧

mémorial de l’internement et de la déportation

 

Compiègne est en quelque sorte un concentré de l’histoire de France. C’est à Compiègne (près de la gare actuelle) qu’en 1430 Jeanne d’Arc fut faite prisonnière par des Bourguignons, qui l’ont vendue aux Anglais. C’est dans la forêt de Compiègne (la Clairière de Rethondes) que furent signés les armistices de Novembre 1918 et (la revanche d’Hitler) Juin 1940. C’est dans cette même forêt que se trouve le château de Pierrefonds, construit au 14ème siècle pour le duc Louis d’Orléans, démantelé au 17ème siècle et reconstruit, plus vrai que vrai, entre 1858 et 1885, par Eugène Viollet-le-Duc sur ordre de l’empereur Napoléon III. [En 1832, les ruines romantiques du château avaient également permis d’exprimer les rêves belges de la royauté française; c’est là que le roi Louis-Philippe a offert un banquet pour célébrer le mariage de sa fille Louise avec le premier roi des Belges, qui venait d’être couronné l’année précédente.] Et c’est dans la ville même que se trouve le Palais de Compiègne, ancienne résidence royale et impériale, qui a pris sa forme actuelle au 18ème siècle, dernier avatar d’une série de châteaux royaux d’une ville toujours très appréciée et fréquentée par les rois de France, dès le 5ème jusqu’au 19ème siècle.

Mais Compiègne, c’est aussi, en limite de la ville, le camp de Royallieu, Mémorial de l’internement et de la déportation.
Je me souviens d’avoir lu, sur place, des fragments de l’origine royale, plus ancienne, de ces lieux— une villégiature? — mais je n’en retrouve rien. Toujours est-il qu’en 1913 fut créée à Royallieu une caserne militaire, que dès le mois de Juin 1940 et la défaite française l’armée allemande a utilisée pour regrouper des prisonniers de guerre. À partir de l’année suivante (Juin 1941) ce Frontstalag 122 est devenu un ‘camp de concentration permanent pour éléments ennemis actifs’ et une réserve d’otages: des prisonniers politiques, des Résistants, des Juifs, des ressortissants étrangers, et des civils pris dans des rafles. Quelque 45 000 personnes ont transité par ce camp avant d’être déportées vers les camps de concentration ou d’extermination nazis. Très peu en sont revenues. C’est à partir de Royallieu, seul camp d’internement en France à avoir été  sous autorité allemande dès le début de la guerre, qu’en mars 1942 un premier convoi de mille Juifs est parti vers Auschwitz-Birkenau. Une trentaine d’autres convois ont suivi.

Il a fallu attendre 2006 et la fermeture de la caserne pour voir naître dans trois bâtiments préservés (sur les 25 initialement présents) le Mémorial de l’internement et de la déportation. Un monument commémoratif s’y trouvait déjà. Sa visite, extrêmement sobre au regard de l’horreur de ces lieux, se complète utilement de celle de la gare de Compiègne, où sur une voie latérale sont installés deux wagons de déportation.

Voici quelques images du camp de Royallieu.

Anvers, Red Star Line ❧

Trois images, prises de la tour du Red Star Museum.

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